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Correcteur Proportionnel-Intégral (PI)

Fonction de transfert

La fonction de transfert d'un correcteur proportionnel intégral peut s'exprimer sous plusieurs formes :

  • Forme parallèle :
Cpi(s)=Kp+Kis

Kp>0 correspond au gain proportionnel et Ki>0 désigne le gain intégral.

  • Forme série :
Cpi(s)=Kp(1+ωis)=Kp(1+1Tis)

ωi=Ki/Kp correspond à la pulsation caractéristique du PI et Ti=Kp/Ki correspond au temps caractéristique.

Expression des pôles et zéros

La fonction de transfert peut s'exprimer sous la forme factorisée suivante :

Cpi(s)=Kp(s+ωis)

Cette fonction de transfert possède :

  • un zéro en s=ωi,
  • un pôle en s=0.

L'ajout d'un pôle en s=0 permet de faire en sorte que la fonction de transfert en boucle ouverte Hbo(s)=C(s)G(s) soit de type 1 (système précis).

Analyse harmonique

  • Gain :
|Gpi(jω)|dB=20log10(Kp)+10log10(1+(ωiω)2)
  • Argument / Phase (Kp>0):
arg[Gpi(jω)]=arctan(ωωi)90o

Notons que la réponse fréquentielle possède un point particulier en ω=ωi. En effet, Gpi(jωi)=Kp(1j) et donc |Gpi(jωi)|=Kp2 et arg[Gpi(jωi)]=45.

Illustration

Gain du correcteur PI.
Phase du correcteur PI.

Le correcteur PI apporte un gain infini en basse-fréquence. Cette propriété permet à la fonction de transfert en boucle ouverte Hbo(s)=C(s)G(s) de se confondre avec le contour 0 dB en basse-fréquence, ce qui améliore la précision en boucle fermée. Le correcteur PI retranche de la phase en basse-fréquence. Cette propriété reduit les marges de gain et de phase.

Technique de réglage

Il existe différentes techniques de réglage possible pour le correcteur PI. Un bon réglage doit permettre d'apporter de la précision tout en maintenant des marges de gain et de phase acceptable. Pour régler les paramètres du correcteur consiste à régler successivement le paramètre Kp, puis ωi (et donc Ki).

Réglage du gain proportionnel

Le réglage du gain Kp s'obtient en négligeant la partie intégrale du correcteur. Une approche possible consiste à fixer Kp de sorte à imposer pour le système KpG(s):

  • une marge de phase Mφ (typiquement 45)
  • où une marge de gain MG (typiquement 6 dB).

À la fin de cette étape, on détermine la pulsation de coupure ωc, définie par :

|KpG(jωc)|dB=0 dB.
Réglage du gain proportionnel.

Réglage du gain intégral

Pour régler le gain intégral, une approche possible consiste à imposer que son action ne perturbe pas les marges de stabilité. Pour respecter cette contrainte, il est nécessaire que ωc se situe dans la zone où le correcteur se comporte principalement comme un gain proportionnel, c-à-d que ωcωi. En pratique, une valeur couramment utilisée est :

ωi=ωc10

Notons que l'utilisation d'une valeur de ωi tend à ralentir significativement le système en boucle fermée.

Réglage du gain intégral.

Notons que l'introduction du gain intégral peut perturber légèrement la pulsation de coupure. Dans ce contexte, il peut être intéressant de modifier le gain proportionnel à posteriori.